Fonctionnement d'une rivière

Et finalement, qu'est ce qu'une rivière?
Vous trouverez dans cette page des définitions sur les différentes zones d'une rivière, la ripisylve, son fonctionnement et des liens vers des documents plus techniques.


SOMMAIRE


EN QUELQUES MOTS

La rivière est un cours d’eau de faible ou moyenne importance qui s’écoule à travers un territoire pour se jeter dans une autre rivière, un lac ou la mer.

Un cours d’eau est un système qui recueille et transporte vers l’aval, sous l’effet de la gravité, les eaux des pluies et des sources d’un même bassin versant. La pente et le débit en font un système énergétique. La grande diversité morphologique des rivières n’est nullement le fruit du hasard. Elle dépend du climat, de la géologie et du relief.


Schéma d'une rivière

Source : tice.agroparistech.fr


La rivière est composée de différentes zones que sont :

  • le lit mineur : c’est l’endroit où l’eau s’écoule en temps normal
  • le lit majeur : c’est la zone d’expansion des crues
  • la berge : elle sépare le lit mineur et majeur. On peut y trouver du sable, de l’argile, des roches et un peu de végétation.
  • la rive : c’est le terrain qui borde le lit mineur (ou encore lit ordinaire, hors crues) du cours d'eau non submergé à l'étiage ; elle sépare les milieux aquatiques et terrestres. 


Photo nature


RÔLE DE LA RIPISYLVE

La ripisylve est l’ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d'un cours d'eau, d'une rivière ou d'un fleuve.

Elle joue plusieurs rôles importants, sur la faune et la flore, le paysage, la température de l’eau, l’épuration des eaux, l’écoulement des crues, la tenue des berges. C’est pourquoi une gestion raisonnée de ce milieu présente un grand intérêt tant en terme de protection des usages liés au cours d’eau et à ses rives, qu’en terme de préservation de la qualité du milieu naturel et de la ressource en eau.

En haut de bassin versant, l’ombrage induit par la ripisylve permet de limiter la photosynthèse et de maintenir une température d’eau fraîche. La présence de végétation apporte, de plus, des matériaux type brindilles, feuilles. En descendant le cours de la rivière, la pente décroit et elle se rapproche de la nappe. La saturation en eau du sol augmente donc, ainsi que les périodes d’inondation. La rivière devenant plus large, l’ombrage et les apports de matériaux se limitent aux proches berges. L’eau se charge en éléments nutritifs permettant le développement d’une végétation qui contribue, en retour, à l’épuration de l’eau. La végétation riveraine constitue un habitat pour les insectes et larves aquatiques, ainsi que pour leur prédateur comme les batraciens, les mammifères et les oiseaux. De manière générale, la diversité morphologique des rives, la présence de troncs, de racines offre des conditions favorables au développement de nombreuses espèces et par la même d’une grande biodiversité. 


LE COURS D'EAU, UN SYSTÈME DYNAMIQUE

Tout cours d’eau peu aménagé, érode, transporte et dépose les matériaux solides provenant des parties amont du bassin et de ses berges soumises à l’érosion. Le transport liquide est indissociable d’un transport solide. On observe sur tous les cours d’eau des zones préférentielles d’érosion et de dépôt.

Dans des conditions de débits moyens, les eaux de la rivière sont la plupart du temps, peu chargées en matière solide. Elles ont un faible pouvoir d’arrachement et restent limpides. A l’inverse, lors des crues, le transport solide augmente et la rivière procède alors à un véritable nettoyage de son lit mineur. Ce fonctionnement, caractéristique écologique majeure d’un cours d’eau, permet un rajeunissement permanent de celui-ci, propice à une biodiversité élevée. Les espèces végétales ou animales pionnières colonisent les zones fraîchement érodées. Ces zones vont ensuite évoluées diversement. Ces milieux ouverts peuvent aussi être plus facilement occupés par des plantes invasives.

L’évolution régulière de la morphologie du lit est appelée « équilibre dynamique » et traduit le fait que le cours d’eau « se porte bien » d’un point de vue hydro-morphologique. 


Pour aller plus loin :

Commentaires